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Avril 2026 : Please don’t stop the music
Avez-vous la possibilité de travailler en musique ? Nous oui. Une option que nous explorions assez peu de manière collective jusqu’ici. Si, une fois les temps de réunion passés, chacun revêtait ses écouteurs pour s’adonner à ses marottes musicales favorites en solo, depuis quelque temps, nous laissons tomber le casque et expérimentons donc l’écoute partagée. Au fil de nos journées, ce sont nos humeurs qui se dévoilent le long d’une sélection éclectique, reflet de l’activité du jour. Nous découvrons ainsi que l’ambient du dernier Moby et la douceur de James Blake se prêtent parfaitement aux temps de relecture, que le college punk-rock US de Green Day ou Blink 182 sied à merveille aux temps de bouclage, que le rap de Snoop est parfait pour entamer la journée tout comme les bluettes country-pop américaines, alors que le reggae et le dub trouvent naturellement leur place lors des moments où notre attention est la plus sollicitée. Confidence : Notre palme du guilty pleasure revient au Maldon de Zouk Machine, qui célèbre régulièrement l’envoi du numéro en cours à l’impression. Mais outre l’activité, la musique écoutée de manière collective conditionne aussi l’état d’esprit général et crée une dynamique d’échange autour des sentiments de chacun, intimement liés à des souvenirs qui refont surface au détour d’un morceau ou d’un single, évoquant des moments de vie marquants. Autre confidence : L’album Let Go de Nada Surf remporte à ce titre notre prix du disque ayant ressuscité le plus d’images du passé. La musique, c’est trop magique !
-La rédaction

