Dans L’Étoile d’après, Charles Aubert entrelace les tumultes de l’Histoire et les failles intimes de ses personnages, sur fond d’Irlande indocile. Magistral.
Il est des livres dont on aimerait ralentir la lecture, pour mieux en éprouver la matière, en laisser infuser les mots et les silences. L’Étoile d’après est de ceux-là. Dans une Irlande sauvage et fragile, Charles Aubert tisse un récit dense, où les tumultes de l’Histoire rencontrent ceux, plus intimes, des liens qui nous façonnent. Ses personnages ont une ossature tangible, une épaisseur rare. Leurs failles, leurs élans, leurs contradictions nous touchent sans jamais forcer l’émotion. Il y a dans cette écriture quelque chose de profondément humain, une manière délicate de saisir ce qui nous traverse et nous échappe, ce qui nous relie autant que ce qui nous sépare. C’est beau, c’est fin, c’est puissant. Sous les paysages indociles affleure une mélancolie discrète, tandis que la lumière se fraie un chemin dans les ombres. Une lecture qui invite à s’attarder, comme on prolonge une rencontre dont on pressent qu’elle laissera une empreinte. Peut-être est-ce cela, au fond, une étoile d’après : cette lueur qui persiste quand le monde vacille.
Sarah
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