Dans L’Extinction des vaches de mer, Adèle Rosenfeld fait dialoguer la disparition des espèces, la mémoire familiale et l’oubli, dans une réflexion sensible sur les traces du passé.
En 1741, le naturaliste Georg Wilhelm Steller découvre les rhytines, d’étranges mammifères marins qui disparaîtront moins de trente ans plus tard, victimes de la chasse intensive. C’est à partir de cette extinction bien réelle qu’Adèle Rosenfeld construit un récit où la disparition des espèces fait écho à celle des êtres et aux traces qu’ils laissent derrière eux. Loin de se limiter à une réflexion sur la fragilité du vivant, l’autrice explore les liens entre mémoire, histoire familiale et oubli. À travers cette enquête singulière, le roman interroge notre rapport au passé et à la disparition. Que reste-t-il d’un être, d’une espèce ou d’une histoire lorsque plus personne ne s’en souvient ? Avec délicatesse, Adèle Rosenfeld nous rappelle que raconter, c’est aussi préserver. Un livre qui invite à regarder autrement les absences et à mesurer combien notre mémoire, individuelle comme collective, demeure précieuse.
Marc
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