N°184

avril 2017
Télécharger Feuilleter Archives
 
X
Inscription à la lettre d'info :

  • Quoi ?
  • Quand ?
    Date début

    Date fin
    ok
  • Où ?
     ok
    et à 20 km autour ok
  • Qui ?
Recherche cartographique

Accueil > Le magazine > Disques Retour

The Secret Church Orchestra : Electro Night Songs & Acoustic Day Songs

9 avril 2017

Cold pop French Touch

The Secret Church Orchestra : Electro Night Songs & Acoustic Day (...)


Voici donc, dans la galerie des masques d’Ollivier Leroy, une nouvelle figure de style, le saisissant portrait d’un nightclubber se rêvant en Kate Bush. Pour qui aurait manqué les épisodes précédents, le risque est grand de ne pas saisir, cette fois, la légère distanciation qui faisait le charme du voyage à Bollywood. Ici l’expression anglaise frise tellement la caricature qu’on désespère déceler les traces du même second degré. Selfie chantilly ? Hommage à Klaus Nomi (sans la technique vocale) ? Expérience sur le ridicule et la mémoire ? (I Lost my mind)
Au pays des angoisses de gosse formaté par la techno, il neige sur le nombril d’Alice. Un reste de conscience engourdie par le froid commande à son doigt lourd l’infirme petit geste lançant la boîte à beats givrés. Terouibeul tchalinge. (Burn out). Peines éperdues. Eperluettes bossues. Kate Bush en boucle, la bouche en trou d’poule. Boabdil abdique, triste coq addict. You say no ? Essaies ouais. No milky Way, nor way. Pas étonnant qu’on se les gèle. (Winter inside). L’apitoiement de Narcisse est un alcool incidemment violent. Sous les chapeaux beaux, la couronne d’épine sécrète un élixir dans lequel Huismans et Houellebecq n’auraient pas dédaigné tremper les lèvres. Terrible challenge pour Jean-Philippe Goude qui signe les arrangements et relève le défi grâce à des trouvailles qui font presque notre bonheur ; dans les espaces où la boîte à rythmes nous fout la paix. Production impressionnante (chez Real World), belles ambiances sonores. Dommage que ça ne compte que jusqu’à quatre. Peur de se perdre au-delà ? Mais courage !, la construction de l’opus pointe vers la lumière. Le pire n’est pas sûr. Plus le disque s’étire et moins la boîte est là, qui laisse alors la place au piano maternel et aux violons doucement régressifs. Car c’est le cœur rasséréné que l’enfant prodigue professe enfin, au sortir de l’hivernale nuit technoïde et aux lumières de l’acoustique, sa foi en la vie ! (Believe).


- Pilc


Label Caravan

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.