N°198

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Ensemble, c’est tout

29 août 2018


C’est une petite révolution qui s’opère dans le monde feutré de la culture de Saint-Brieuc avec l’arrivée de nouveaux visages à la tête de trois structures-phares implantées sur la ville. La Citrouille, La Passerelle et le festival Art Rock voient ainsi leur direction renouvelée et c’est bien une nouvelle génération qui s’apprête à prendre les commandes. L’occasion pour nous de faire les présentations et d’essayer d’en savoir un peu plus sur leurs envies, intentions et vision de leur rôle sur l’échiquier culturel briochin. Discussion ouverte avec Guillaume Blaise, François Demarche et Carol Meyer.


Guillaume Blaise (Directeur de La Passerelle à partir d’octobre) : le fait que La Passerelle soit une scène nationale avec tout ce que cela comporte d’exigence, y compris parce que nous sommes dotés essentiellement de fonds publics, nous oblige à une forme d’exemplarité. Et pour moi, un des premiers pas pour atteindre cette exemplarité est d’avoir conscience de ce qui se passe autour sur le territoire, que ce soit au niveau départemental mais aussi au niveau régional.
Concernant la partie artistique, nous n’allons rien lâcher et poursuivre dans la même voie d’exigence en proposant des spectacles qui, s’ils n’étaient pas programmés à la Passerelle, seraient absents de notre territoire. J’ai aussi envie de réfléchir à comment La Passerelle peut être autre chose qu’un lieu de création et de diffusion et, du fait de son positionnement en centre-ville, comment mieux l’ouvrir au public et en valoriser certains espaces.
Ce qui m’a frappé quand je suis arrivé à Saint-Brieuc, c’est que tous les outils étaient là mais travaillaient assez peu ensemble. Nous incarnons une nouvelle génération et c’est, je crois, une nouvelle façon de travailler que nous pouvons apporter en coopérant plus, non par obligation, mais par envie !



François Demarche (Directeur de la Citrouille) : C’est effectivement une réalité qu’on ne peut ignorer ! Sur les trois structures que l’on dirige, force est de constater que peu de partenariats ont été menés ces dernières années… Et cet aspect générationnel y est, je pense, pour beaucoup. Sur tout le territoire, qu’il s’agisse des Smac ou des festivals, on observe un renouvellement des dirigeants et l’arrivée de personnes qui ne sont plus autodidactes et qui, outre des parcours universitaires, ont toujours été habituées à travailler ensemble, en synergie, au sein de petites structures associatives.


Carol Meyer (Directrice d’Art Rock) : Pour en revenir à l’aspect générationnel, en ce qui concerne la Citrouille et Art Rock, les directions qui nous précèdent étaient occupées par des personnes qui ont créé, porté ces dernières pendant de nombreuses années. Lorsque nous arrivons aujourd’hui avec une ou deux générations d’écart, forcément les méthodes de travail sont très différentes. Et nos financements qui ont beaucoup évolué, nous contraignent à faire différemment de nos prédécesseurs.



Carol Meyer : En ce qui concerne plus particulièrement Art Rock, notre principale contrainte est de parvenir d’abord à financer cette énorme machine dans un contexte où les budgets sont de plus en plus serrés à mesure que les cachets des artistes explosent, tout comme les coûts liés à la sécurisation du site ! Côté projets, nous envisageons de développer plusieurs axes sur lesquels on souhaite beaucoup progresser comme l’accessibilité aux personnes en situation de handicap ou le développement durable et bien sûr la collaboration avec d’autres structures.


François Demarche : De mon côté, il est évident que je ne peux ignorer le contexte dans lequel je prends mes fonctions. J’arrive dans une belle structure avec une salle dotée d’une très bonne acoustique, de studios de répétition et d’enregistrement qui fonctionnent parfaitement, mais avec un passif assez lourd en terme d’image et une équipe qui a été mise à rude épreuve. C’est tout le sens de la mention « en mutation » qui accompagne aujourd’hui le nom de la Citrouille. La programmation qui a été dévoilée pour le début de saison va dans ce sens en consacrant une large place aux deux des styles les plus écoutés mais jusque-là peu représentés : le rap et les musiques extrêmes. J’ai aussi envie d’ouvrir encore plus le club à une vraie programmation qualitative et pourquoi pas à des dj sets, des moments d’afterwork, etc.
Côté accompagnement, nous avons pour projet de pousser assez loin le dispositif envers des groupes qui souhaitent se professionnaliser mais aussi à destination des initiateurs de structures comme labels ou bookers qui veulent s’investir dans l’accompagnement des artistes et développer leur propre activité. C’est une des missions auxquelles je tiens beaucoup.



Guillaume Blaise : On sent une vraie envie de partenariat qui émane de beaucoup d’acteurs du réseau culturel. Pour moi, il ne s’agit pas pour autant de faire ensemble par contrainte ou parce que ce serait la tendance, mais de travailler conjointement parce que ça apporte une vraie plus-value à l’accompagnement des artistes et à la relation avec les habitants. C’est une question d’envie avant tout, d’état d’esprit avant même de moyens.
 


Propos recueillis par Marc
Programmation à La Passerelle et de La Citouille
Festival Art Rock du 7 au 9 juin 2019

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